Guate Guate Guatemala


La route de l’Alaska à l’Argentine est assez populaire chez les cyclotouristes mais peu le font dans le sens inverse (Argentine-Alaska). Tous ceux rencontrés remontant vers le nord nous disent tous la même chose: les montagnes du Guatemala sont un sacré défi.

Lago international - Parque nat. de Montebello

Lago international – Parque nat. de Montebello

Ces dires nous sont confirmés dès le passage de la frontière. Nous disons au revoir à Scott avec notre ritournelle «: See you in Argentina ». Notre ami nous double dès les premiers mètres.

Du à nos problèmes de visa au Mexique, nous prenons une route non-officielle pour traverser la frontière du Guatemala.

Entre Parque Nat. Montebello et Gracias a dios

Entre Parque Nat. Montebello et Gracias a dios

Nous découvrons une piste de terre plutôt escarpée et inhabitée. Nous devons enfiler nos bottes de randonnée car pousser en sandale nous fait glisser et en profitons pour faire descendre Kayla de sa remorque.

Mary aide Karl en poussant la remorque. Après quelques mètres essoufflés c’est au tour du vélo de Mary à être poussé avec l’aide de Karl. Nous devons même descendre du vélo lors des descentes tant la route est inclinée et rocailleuse. Kayla n’est pas très ravi de cette piste et le fait savoir… Après 3 h à ce régime, nous arrivons épuisés sur la route asphaltée de Gracias a dios. Au bureau d’immigration, le douanier nous dit que nous devons obtenir un tampon de sortie du Mexique datant d’aujourd’hui (voir notre article précédent). Le poste d’immigration du Mexique est à 10 km de là avec une bonne montée au retour. Il nous dit qu’on peut laisser les vélos à son bureau et y aller en tuc tuc (mototaxi). Comme nous sommes épuisés, que nous ne voulons pas laisser les vélos ici et que nous savons que nous aurons à payer une grosse amende au Mexique due à notre illégalité, Mary éclate en sanglot découragée. Après 5 minutes, le douanier revient vers nous et nous dit que nous pouvons obtenir le tampon d’entrée mais que si cela nous cause un problème au Honduras, nous serons les seuls responsables. Nous nous dépêchons de reprendre nos passeports et partons vers la sortie de la ville.

Au centre-ville, il y a des hommes dans la rue avec des liasses de billets pouvant nous changer notre argent à bon taux (nous délaissons les pesos pour des Quetzal). Nous en changeons juste un peu, car un attroupement de curieux se forme autour de Karl et de l’homme.

Entre Parque Nat. Montebello et Gracias a dios

Entre Parque Nat. Montebello et Gracias a dios

Peu avant de quitter la ville, nous voyons un hôtel et hésitons à nous arrêter là pour la nuit. Mais comme les villes frontalières ne sont jamais très sures, nous décidons de continuer vers la finca où nous avions prévue de dormir.

Il est bon de rouler à nouveau sur du bitume malgré des montées à 12% de moyenne. Nous devons pousser encore et encore. Lors d’une intersection au début d’une nouvelle montée pentue, nous demandons notre chemin pour la finca rurale. L’homme à qui nous parlons la connaît bien et nous indique le chemin. Nous descendons à nouveau de nos vélos pour pousser malgré le peu d’énergie qu’il nous reste. Ça devient frustrant de ne pas pouvoir faire les montées sur nos montures. Un pickup nous double et s’arrête à la hauteur de Karl. Nous y reconnaissons l’homme qui nous a indiqué le chemin 1 kilomètre plutôt.  Il nous propose de nous conduire à la finca de son oncle. Nous ne demandons pas mieux. Karl est à l’arrière avec deux autres hommes et les vélos, il met beaucoup d’effort à se maintenir dans le pickup tant ça secoue. Marie et Kayla sont à l’avant avec le conducteur très sympa qui lui dit les meilleurs endroits à voir au Guatemala. Nous arrivons enfin à la finca et nous plantons la tente au coucher du soleil. Nous mangeons à la lueur de nos lampes frontales et nous nous endormons rapidement.

Posada rural finca Chacula

Posada rural finca Chacula

2 Réponses à Guate Guate Guatemala

  1. Priscilla OLIVIER dit :

    c’est toujours un immense plaisir de vous lire. Beaucoup d’émotions à l’idée des efforts que vous avez menés lors de cette étape. Enormes bises à vous 3

  2. Louise et Maurice Giroux dit :

    Bonjour,
    C’est bon d’avoir de vos nouvelles et de savoir que tout va bien, vous êtes à combien de temps
    du retour. Nous nous sommes rencontré je crois en Alaska, vous aviez diner avec nous dans notre Fifth Wheel,
    bien content de vous reparler.
    Louise et Maurice Giroux
    Mont-Tremblant, QC.

Laisser un commentaire